La mort ne résout pas le mystère du « je »
Le tracé s’aplatit sur le moniteur. L’heure est inscrite sur le formulaire. La famille quitte la chambre avec l’impression que tout vient de s’achever. Pourtant, pour la philosophie, quelque chose commence exactement à cette minute. La médecine peut constater qu’un organisme a cessé de fonctionner et observer l’effondrement de l’architecture cérébrale qui le maintenait présent au monde. Une difficulté demeure pourtant entière, car la disparition des conditions par lesquelles une personne se manifestait ne suffit à expliquer la disparition de celui auquel le monde apparaissait qu’à condition d’avoir d’abord établi leur identité.


